
Que mérite la pauvre Marie Jeanne, elle qui a dû abandonner son enfant au couvent et finit par le voler à la riche dame chez qui il a été placé ? Les foudres de Dieu ? Agnès Limbos, de la compagnie Gare Centrale, et Corinne Grandjean, de La Poudrière, excellent en bonnes sœurs à nous raconter ce fait divers tragique qui a valeur d’exemple.
Fidèle au festival où ses apparitions ont laissé leur empreinte, la compagnie emblématique du théâtre d’objet revient cette année avec sa nouvelle création Marie Jeanne, une femme du peuple. Un mélodrame raconté par deux religieuses face à Dieu, inspiré d’une pièce d’Adolphe d’Ennery et Julien de Mallian créée en 1845.
On y croise des personnages stéréotypés, du suspense, des rebondissements spectaculaires, des larmes, du bonheur… A l’image de son univers, la Cie Gare Centrale cultive un esprit délicieusement décalé, porté par un humour pince-sans-rire. Composants essentiels du jeu, les objets en imposent : sous l’impulsion du récit, ils dévoilent un potentiel insoupçonné.
Réunies sur scène pour la première fois, Agnès Limbos et Corinne Grandjean donnent vie à un spectacle qu’elles ont imaginé à quatre mains avec la complicité de Samy Caffonnette.
Conception, écriture et jeu : Agnès Limbos
Écriture et jeu : Samy Caffonnette et Corinne Grandjean
Création lumière et régie : Nicolas Thill
Construction décor : Alex Herman
Costumes et habillage des figurines : Françoise Colpé
Fabrication des têtes des figurines : Joachim Jannin
Assistant à la mise en scène lors de la résidence à Apt : Orell Pernot-Borràs
Conseils dramaturgiques : Michel Villée
Administration et production : Sylviane Evrard
Coproductions : Escher Theater (Luxembourg), Théâtre de la Poudrière (Neuchâtel)
Soutiens : Westflügel Leipzig, Vélo Théâtre Apt, SABAM for Culture, Wallonie-Bruxelles International (WBI).
En collaboration avec le Théâtre du Passage